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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 20:31

Robert CHARTIER                                                                                             17 février 2009

2 Impasse du Tramier

38240 MEYLAN 

 

Objet : Votre lettre aux Meylanais 

Madame le maire,

Présent aux réunions du conseil municipal, du 17 novembre et du 2 février, je veux faire réponse à votre lettre aux Meylanais du 10 février 2009 à partir de faits vérifiables :

Ø      Vous faites mention des évènements survenus lors du seul conseil municipal du 2 février, sans faire état de la réponse publique que vous avez faite à Philippe Cardin lors de celui du 17 novembre à propos du devenir de la piscine des Ayguinards : « Vos questions sont une insulte aux Meylanais » (sic) alors que l’attitude de Philippe Cardin était parfaitement courtoise.         
Si cette occultation est involontaire, c’est une lacune apte à induire les Meylanais en erreur, si elle est volontaire, c’est à mes yeux une manipulation de l’information.          

Ø      Vous indiquez en dernière page votre « volonté de concertation qui nous a toujours guidé » (sic - y compris pour la faute d’orthographe). Et vous rajoutez de façon manuscrite « Préparons ensemble le Meylan de demain ».          
Bien des Meylanais ont compris que pour vous la « concertation et la préparation ensemble du Meylan de demain » se décline par : « Je prends la décision irrévocable de détruire la piscine des Ayguinards sans rien écouter ».  
Vous reconnaissez un « déficit d’information et de communication de votre majorité ».
Pour ce qui concerne l’information, il est vrai que rien dans votre programme électoral ni depuis votre élection n’a transpiré sur votre projet que je crois néfaste. Il faut rendre grâce à Philippe Cardin d’avoir publiquement levé ce lièvre !          
Pour ce qui concerne la communication, tous ceux qui ont un minimum d’expérience sur ce sujet pensent qu’il n’y a pas de communication sans écoute. J’entendais certains de vos amis politiques avec lesquels j’ai des discussions courtoises me dire leur affolement face au manque d’écoute dont vous avez fait preuve depuis le conseil municipal du 17 novembre 2008, alors que tous les signes vous étaient donnés.         

Ø      Vous faites montre d’indignation et faites appel au respect de la démocratie et de la loi quant au comportement du public le 2 février.                    
Vous en appelez ici à la loi et à la démocratie, alors que le 17 novembre vous avez fustigé ceux qui ont fait appel aux juges du Tribunal Administratif pour faire appliquer la loi relative au PLU.  
Je ne vois dans le rapprochement de ces faits que marque d’incohérence dans votre approche de l’application de la loi.          

Ø      Il me vient aux oreilles que vous avez demandé à certaines personnalités  d’intervenir auprès de Philippe Cardin pour « le calmer » (sic), qu’il faut « retrouver l’apaisement ».   
Après le geste malheureux à l’endroit de Jean-Pierre Marquet, vous avez immédiatement tenté de faire croire que la faute en incombait aux manifestants dans la salle et à « ceux qui les avaient chauffés » (sic).           
Ces manifestants, comme vous dites, sont avant tout des Meylanais soucieux de l’avenir de leur ville et indignés par vos méthodes.            
Ils voulaient simplement être entendus, vous n’avez rien fait pour qu’ils le soient.
Votre courrier ne m’apporte aucun élément nouveau montrant qu’ils puissent enfin l’être.  
           

Je vous prie de croire, Madame le maire, au respect que je dois à votre fonction.  

 


Madame BIARD Françoise
Avenue de la Plaine Fleurie

Objet :  La piscine des Aiuguinards et votre lettre du 10 février

Chère Madame le Maire
Je vous avais écrit une lettre dans laquelle je vous expliquais à quel point la piscine des Aiguinards était un lieu important pour une grande partie des Meylanais, j'avais et j'ai toujours espoir que vous changiez d'avis à son sujet.
Entre temps dans ma boite aux lettres j'ai reçu la votre, donc je reprends mon ébauche en l'agrémentant de quelques commentaires que m'inspire votre courrier.

Vous revenez premièrement à cette fâcheuse soirée du 2 février où vous n'avez point daigné écouter une seconde ce que la centaine de personnes présentes voulait vous demander : une concertation.
Dans les 5 premières minutes, un de vos proches a dit "la décision de fermeture est irrévocable", sans même prendre en considération l'avis des personnes présentes. Puis à la fin du conseil, un de vos proches, un autre cette fois sur une des personnes qui ne pensent pas comme vous, en le frappant.

Et vous accusez le climat tendu (donc nous : j'étais ce soir là) d'avoir incité ce monsieur à la violence !  Madame, chacun est responsable de ses actes et si vous cherchez vraiment un responsable, cherchons le à son origine. Qui a refusé toute discussion provoquant la colère irrévocable des ces gens venus vous demander une discussion ???

Vous vous étonnez ensuite d'avoir vu des enfants lors de ce conseil municipal, mais Madame, ils sont les premiers concernés par votre décision !! Que feront nos adolescents pendant les 2 mois de vacances d'été ?
Au lieu de passer l'après-midi à la piscine, ils iront brûler nos poubelles ? Briser le vitrse des abrsis bus ou des cabines téléphoniques ? Et je suis loin d'avoir une imagination aussi vaste que la leur !

Vous vous étonnez aussi d'avoir vu des personnes qui ne sont pas de Meylan, si ces gens étaient présents c'est qu'ils se sentent concernés, ce que je comprends d'ailleurs puisque j'ai passé beaucoup d'étés, enfant, à la piscine et je n'étais pas Meylanaise!!!

Madame le Maire cet équipement dépasse les frontières de notre ville !!!

Vous abordez le sujet des impôts.  Donc à Meylan, nous avons la chance de ne pas avoir subi d'augmentation depuis un moment, et je vous en remercie.
Mais je me pose une question, si le fait de ne pas apyer plus d'impôt justifie la fermeture, la destruction ou la vente de notre patrimoine, de tout ce qui rend Meylan vivant et différent des autres communes, je me demande si la plupart des Meylanais ne seraient pas d'accord pour payer un petit peu plus d'impôt? Bien entendu chacun en fonction de ces moyens.

Mais soyons honnêtes jusqu'au bout, ceux qui verraient leur impôt augmenter vraiment ce ne sont pas (forcément) les personnes qui en été profitent de la piscine des Aiguinards...

L'évolution du quartier des Aiguinard tel que vous l'imaginez n'est peut-être pas le souhait des habitants de ce quartier, parce que si je ne m'abuse Madame, ce quartier n'est pas le votre, vous n'y  vivez  pas, vous ne fréquentez pas la piscine et vous ne daignez même pas écouter les personnes qui y vivent... Entre la déchetterie et Carrefour, la piscine des Aiguinards est un havre de paix, je peux vous l'assurer et c'est une erreur de la fermer.

Pour conclure je reprendrai votre ultime phrase :
"Préparons ensemble le Meylan de demain"
Etes vous certaine Madame Tardy que nous le préparerons tous ensemble ?
Je vous propose une autre phrase :
"A quelques uns, préparons le Meylan de demain"

"Dans ce contexte de crise nationale" (ce sont vos mots), Madame je ne saurais,vous conseiller de rechercher la paix sociale.

Je vous remercie d'avoir pris un peu de temps avec mon courrier tout comme j'en ai pris pour lire et réfléchir au votre.
Très cordialement Madame.

Meylan le, 18 février 2009
Robert VIGNON ,
8, Rue de la Grange
38240 - MEYLAN
Tél : 04 76 41 83 91

Objet : La piscine des Ayguinards

Madame le Maire,

Comme un grand nombre de citoyens meylanais riverains de la piscine des Ayguinards, je tiens à vous faire part de ma stupéfaction et de mon indignation devant votre décision « irrévocable « de fermer et détruire notre piscine des Ayguinards.
En effet, j’ai eu le plaisir d’utiliser cette piscine de plein air au cours des 3 mois d’été , comme beaucoup de parents , à l’époque où mes fils étaient de jeunes enfants ce que font beaucoup de familles encore aujourd’hui même si la fréquentation semble avoir baissé ? Mais peut-être faut il intégrer les conditions atmosphériques, en particulier celles de l’été dernier !

Tout d’abord, sur la forme, je suis tout à fait indigné devant ce que j’appellerai un « diktat » une telle décision alors qu’aucune concertation n’a eu lieu et que y compris les élus d’opposition n’ont fait aucune information préalable ! Vous utilisez le terme d’ »irrévocable » qui m’est tout à fait insupportable qui a plus un goût d’absolutisme et qui n’est pas de mise dans une démocratie. Le fait que vous ayez été élue avec un score de plus de 53 % ne justifie pas pour autant une telle pratique !
Vous qui souhaitez « « Construire Meylan ensemble » slogan utilisé en page de couverture de votre dernier Journal « Meylan, ma Ville » de février, c’est plutôt mal parti avec la décision à propos de la piscine des Ayguinards et çà augure mal pour la suite !

Quant au fond, cette piscine qui a maintenant 45 ans a fait été particulièrement appréciée par de nombreuses familles et, comme service public n’a pas vocation a être rentable.
En dehors de son coût de fonctionnement, cette piscine vieillissante a besoin d’être réhabilitée et mise aux nouvelles normes, en particulier en terme d’accès. Si cette piscine avait fait l’objet d’un entretien régulier, le coût de remise en état ne serait peut-être pas si élevé ? D’autre part, il doit y avoir des solutions moins onéreuses de remise en état , solutions qui auraient pu être proposées par les habitants si une concertation avait eu lieu ?
Par ailleurs , n’y a-t-il pas de possibilité d’examiner avec CORENC, en particulier, de les associer dans cette remise en état ? Leur piscine ayant été fermée récemment, cela pourrait permettre aux Corençais d’avoir accès à nouveau à une piscine ?
Vous évoquez la motivation de votre décision par le fait que 2 piscines à Meylan , est une caractéristique singulière à notre ville de moins de 20 000 habitants.
J’attire votre attention sur le fait que Meylan possède 2 piscines depuis plus de 30 ans et qu’il n’y avait pas plus de 12 000 habitants à l’époque. Elles ont une vocation très différente et la seule piscine des Buclos qui n’a pas été conçue comme une piscine de plein air ne pourra pas suppléer à la piscine des Ayguinards.

Enfin, vous évoquez les contraintes budgétaires. Vous annoncez, cependant 5 M€ par an à consacrer aux investissements. Aussi, j’en déduis que vous sacrifiez la piscine des Ayguinards délibérément sans concertation, un équipement qui a plus que toujours sa raison d’être et qui aurait toute sa place parmi les « 80 mesures « que vous avancez.
De plus, vous insistez beaucoup sur le fait que vous n’augmentez pas le taux d’imposition. Même si cela peut être considéré comme appréciable à première vue, çà n’est pour autant une tare que de devoir envisager une augmentation ! Les Meylanais ne font pas partie de la population la plus exposée en matière de pouvoir d’achat et sauraient faire la part des choses entre un peu plus d’impôt et la préservation de leur patrimoine.

En conséquence, je vous demande instamment de bien vouloir surseoir à,votre décision « irrévocable » de fermeture et destruction de cette piscine et d’engager une concertation au plus tôt avec l’ensemble des Meylanais car « Préparer le Meylan de demain, » et « Construire le quartier Ayguinards-Revirée Plaine Fleurie de demain « ce n’est pas nécessairement de détruire les équipements d’aujourd’hui !

Ma démarche est celle d’un simple citoyen habitant du quartier de Plaine Fleurie très préoccupé du sort réservé à la piscine des Ayguinards et plus largement de l’évolution du Meylan de demain. A n’en pas douter, vous recevrez très certainement beaucoup d’autres courriers dans ce sens et un retour sur votre décision et l’engagement d’une concertation vous honorerait ainsi que votre équipe.


Dans cette attente,, je vous prie d’agréer ,Madame le Maire, l’expression de nos sincères salutations.
Robert VIGNON


Objet le conseil municipal du lundi 2 février et votre lettre du 10 fevrier

Chère madame

Comme vous le savez nous suivons la politique municipale à Meylan depuis plus de 40 ans et c’est donc a titre de citoyen concerne que je vous écrit.
Il se fait que j’étais a ce conseil municipal ainsi que ma femme
J’avais été alerte sur la question soulevée ce soir la par une nièce habitant aux Ayguinards et fréquentant avec ses enfants cette piscine ;elle était d’ailleurs ce soir la présente sans doute pour la première fois .
Le conseil avait bien commence puisque vous aviez accepte de changer votre ordre du jour pour écouter la pétition présentée en des termes mesures et signée par un nombre important de Meylanais ;cette pétition ne demandait pas autre chose qu’une concertation sur le sujet avant décision et donc ne présumait pas de la décision finale a prendre mais après débat avec toutes les personnes, associations et collectivités concernes et bien sur l’opposition .

Il faut bien avouer que la proposition de décision sortait un peu de votre chapeau puisque pour ma part je l’ai apprise par le dauphine libere avec quelques éléments de décision aussi sortis de votre chapeau puisque personne sauf quelques inities ne les avaient eu avant ;(tout de même un devis de 700.000 euros cela se prépare et cela se regarde) .

C’était donc pour une décision importante concernant un quartier important de Meylan
Comme en témoignait la nombreuse assistance ce soir la

Quelle ne fut donc pas ma surprise d’entendre assez rapidement un de vos adjoints dire « la décision est irrévocable et il n’y aura pas de concertation «
Il faut dire que a Meylan nous ne sommes pas chez Vladimir Poutine et que nous avons pris l’habitude d’une certaine démocratie dans les débats sur les décisions importantes
Ce n’est pas nouveau vous avez déjà rencontre la même réaction lors de la décision de fermeture d’une école
J’ajoute que cette décision n’était accompagnée d’aucun projet concernant la réorientation du quartier après cette suppression
C’est a ce moment précis qu’il y a eu déni de démocratie non sur le fond mais sur la méthode et que la salle a commence a chahuter pas avant, ou les débats avaient été relativement courtois

Je trouve donc que l’analyse de votre lettre manque de sincérité car en tant que maire de tous les Meylanais vous portez votre part de responsabilité dans ce type de situation et il est dommage que le débat sur les orientations budgétaires ait été ainsi escamote mais vous récoltiez ce qui avait été semé ;par ailleurs il n’est nullement question de la concertation demandée par de nombreux meylanais de tout bord


Votre lettre ne mentionne pas non plus l’épisode honteux d’un de vos conseillers étendant d’un coup de poing un ancien conseiller de la minorité par terre ;je sais que vous l’avez désavoue mais cela illustre malheureusement bien la méthode du passage en force par votre majoritè d’une décision discutée

Vous insistez beaucoup sur les taux d’imposition mais sachez que les meylanais sont aussi sensibles a la qualité de vie exceptionnelle que nous avons lie, a la qualité des équipements et des services .

Vous évoquez la baisse réelle de population de Meylan sans dire que cette baisse est en partie due a votre politique qui empêche les jeunes souvent nés a Meylan de s’y installer ; on n’a pas assez construit d’habitation a loyers modères par contre les riches constructions fleurissent dans Meylan ;or l’avenir d’une commune est davantage dans les jeunes que dans les anciens .

J’espère donc que pour de telles décisions même si l’on doit prendre un peu de temps il y aura une réelle concertation ;c’est d’autant plus important que votre article du dauphine libere évoque d’autres décisions du même type comme la vente de Rochasson a un prive ;la encore il peut s’agir d’une solution raisonnable pourvu que l’on ait débattu avec les meylanais et associations concernes et pas simplement une décision prise sous un impératif simplement budgétaire et sans concertation

Voilà exprimes simplement les réactions d’un Meylanais sincèrement attache au bon fonctionnement de la démocratie locale de sa commune et j’ai juge utile de vous en faire part

Veuillez agréer, Madame, l'expression de mes sentiments distingués.

Raymond TIBERGHIEN

Madame le Maire de Meylan,

Madame, en réponse à votre courrier du 10/02/09 et avec toute la partialité qui vous caractérise, il eut été préférable d’organiser une véritable concertation en amont avec les élus, les représentants de quartier, les associations, mais votre sens démocratique n’ira pas jusque là. Nous sommes élus, nous décidons ! Votre indifférence proclamée envers les groupes politiques d’opposition est inadmissible.

Il eut été sain également de relater l’accident provoqué par votre Conseiller Municipal et votre décision de le révoquer.

Le cynisme avec lequel vous avouez ouvertement que peu vous importe qu’il y ait ou non une opposition à vos projets est inadmissible.

Madame, vos propos sont ceux d’un chef d’entreprise. Ils relèvent d’une logique qui est celle du privé. Mais vous n’êtes pas chef d’entreprise, la commune n’est pas une société par actions dont vous seriez la présidente-directrice générale pour acheter et vendre le patrimoine municipal. Vous n’êtes pas doté des pleins pouvoirs. Vous êtes au service des citoyens, des contribuables de la commune, vous êtes au service de Meylan.

Madame, vos propos vous disqualifient et vous déshonorent. Ils révèlent une confiscation de la res publica, de la chose publique, par un individu. Ils révèlent que vous vous considérez comme le dépositaire unique de la légitimité, dans un domaine qui relève de la volonté populaire. Ils révèlent que vous confondez votre position actuelle de Maire avec un pouvoir que personne n’a le droit de vous contester, un pouvoir absolu. Vos propos rappellent, Madame, le basculement de la démocratie vers une personnalisation tyrannique du pouvoir dont l’histoire a donné maints exemples. Ils sont inacceptables pour tout républicain authentique, de Jules Ferry au Général de Gaulle.

Sur la question de la suppression de la piscine des Ayguinards, une solution intercommunale aurait pu être trouvée, encore fallait-il la chercher ! Quant au coût de sa réfection, c’est deux fois celui du chemin de la Croix des Rameaux ! (Entreprise Converso de VIF) Et encore celui-ci est multiplié par quatre certainement eu égard à votre souci de développement pour soutenir l’emploi local coûte que coûte.

Vous ne tenez votre légitimité de Maire, Madame, que de l’expression de la volonté populaire. La volonté populaire ne vous a pas donné mandat de détruire au nom de la république un système fondé sur les valeurs de la république.

Préparons ensemble le Meylan de demain..., après votre deuxième mandat, j’ai bien peur qu’il ne reste plus grand-chose du Meylan que j’ai connu et aimé en venant m’installer dans la commune en 1970…

François Morel
























Meylan, le 12 février 2009


Valérie Perrier
41 B rue des Ayguinards
Meylan

Madame le Maire,

J'habite Meylan et le quartier des Ayguinards depuis bientôt 10 ans.  
Arrivant de la région parisienne, j'ai choisi Meylan pour m'installer  à cause de sa proximité avec mon lieu de travail, et aussi pour son  cadre agréable à vivre.

Je suis immédiatement tombée amoureuse de mon quartier : son marché et  ses commerces de proximité qui font de ce quartier un quartier vivant,  et bien sûr, sa piscine d'été. C'est quand mon petit garçon est né en  2001 que j'ai décidé de m'y installer dans la durée, en devenant  propriétaire d'un appartement rue des Ayguinards : la proximité de  l'école mi-plaine, de la bibliothèque, de l'association Horizons et  bien sûr de la piscine, font de ce quartier un quartier extrêmement  agréable, confortable et efficace pour les familles avec de jeunes  enfants dont les parents travaillent.

C'est alors devenu une habitude, les fins d'après midi de beau temps  et quand mon travail le permet, de courir à la sortie de l'école pour  emmener mon fils à la piscine, à SA piscine, à NOTRE piscine : il y  retrouve ses camarades de classe, et j'ai ainsi pu sympathiser avec  leurs parents, avec qui je suis maintenant amie.

J'ai été profondément choquée et effondrée d'apprendre, par un  courrier de votre part dans ma boîte aux lettres, votre intention sans  préambule de fermer la piscine des Ayguinards, notre piscine, MA  piscine. C'est une décision effarante pour tous les Meylanais (il  suffit d'écouter les conversations de sortie d'école) avec des  arguments qui ne nous ont pas convaincus (je n'ose pas dire de  mauvaise foi) : je suis évidement prête à participer au coût de  
fonctionnement de cette piscine, par une augmentation de 12 euros sur  mes impôts locaux (puisque 6 euros/personne suffisent largement à  couvrir ces frais) . Quant à la piscine des Buclos, parfaite pour  apprendre à nager l'hiver, ce n'est pas un terrain de jeu pour les  enfants l'été, qui ont besoin d'espace dans et en dehors de l'eau.

Non Madame le Maire, cette piscine n'est pas une affaire de droite ou  de gauche, c'est une affaire de "bien vivre à Meylan", votre slogan  pourtant. Quel que soit votre projet pour le quartier des Ayguinards  et celui pour détruire sa piscine, sachez que jamais il ne remplacera  ce que vous avez décidé de nous ôter : du bonheur, tout simplement.

Veuillez croire, Madame le Maire, en l'expression de ma respectueuse  considération.

Valérie Perrier
Professeur des Universités


Nathalie Borderies

30 rue champ rochas

38240 Meylan

tel : 06 60 58 96 38

 

 

Meylan, le 3 Février 2009

 

 

A l'attention de Madame Le Maire, Madame Tardy

 

Objet : le conseil municipal du 2 Février 2009

 

 

Madame,

 

Je me permets de vous envoyer un courrier, j'aurais préféré avoir l'occasion de vous croiser aujourd'hui quelque part par hasard dans Meylan.

 

Hier soir, de retour chez moi, je me suis sentie simplement triste, triste pour tous ceux qui étaient présents hier soir, tristes aussi pour les enfants de notre ville, et au delà pour tous les enfants, puisqu'il s'agit bien de cela, n'est-ce-pas, il s'agit bien de notre responsabilité commune, la vôtre comme celle de tous les adultes qui s'engagent, déjà comme parents, à progresser dans le présent, un présent qui sera transmis en héritage.

 

Pour être honnête, hier c'était la première fois que j'assistais à un conseil municipal, je n'en suis pas fière. Je suis rentrée dans la réalité d'une idée que j'idéalisais, l'idée de démocratie qui pour moi est fondée sur un mot, sur le mot « dialogue ». Je pensais que ce qui semble si difficile à l'échelle nationale était possible à l'échelle locale. Mais je ne tire pas de généralité sur la base d'une expérience unique. En même temps, le dialogue est si difficile à l'échelle familiale et individuelle.

 

Le sujet qui cristallise les tensions est la piscine des Ayguinards, le château de Rochasson, le Clos des Capucins, qui sont liés à cette idée de transmission et d'héritage, et qui donc invitent à la vigilance quand on décide d'y toucher. Vous savez que la vraie question est plus profonde que celle de s'accrocher à un petit bout de terrain comme je l'ai entendu dans la bouche d'une conseillère municipale, elle-même victime de la tension qui est montée hier soir, qui est devenue insupportable. Vous savez bien que bloquer le dialogue ne fait qu'ancrer chaque acteur dans ses positions avec un risque de rigidité et de fermeture d'esprit croissantes.

 

C'est une forme de courage que d'avoir mené le conseil à son terme en dépit de l'agitation qui y régnait. Cela n'en reste néanmoins pas moins vain. Je comprends que vous soyez concaincue de votre bon droit, convaincue de la nécessité du changement, que vous soyez prise par des objectifs financiers, des contraintes démographiques, des délais, des calendriers etc... Je vous demanderais simplement de prendre quelques instants pour vous mettre à la place de ceux qui hier soir vous faisaient face, puis quelques autres instants pour vous projeter dans dix ou vingt ans. Sous cet angle, à distance, que représente le changement de l'ordre du jour d'un conseil municipal ? Que représente la mise à disposition d'un espace et d'un temps de réel échange qui vous permettrait d'assumer jusqu'au bout les décisions que vous avez prises ?

 

Vous avez votre idée de ce que doit être Meylan, et au delà la société de demain, dans une période qui évolue très rapidement, une période difficile et délicate. On n'avance pas sans conviction. On n'avance pas non plus sans vigilance, et sans question. Même si je m'imagine bien que vous vous en posez, des questions. On n'avance pas sans dialogue. Parce que personne, ni même un ensemble de personnes, ne peut affirmer détenir la solution, et savoir « mieux ». Personne ne sait tout.

C'est pour cela qu'une société suffisamment mûre se mue en démocratie. Je crois que nous pouvons être tous suffisamment mûrs pour la faire vivre et dialoguer, j'y crois pour garder confiance dans un monde pour le moins pluriel et désorientant, où les solutions toutes faites ne peuvent être de vraies solutions. Puisqu'il s'agit d'inventer, ensemble.

 

Des décisions sont à prendre dans le contexte actuel. C'est votre rôle. C'est aussi votre rôle d'écouter. Un enfant m'a dit il y a quelques jours « mais ça suffit pas, de dire que c'est comme ça et puis c'est tout. »

 

Le problème n'est pas la fermeture de la piscine mais la disparition de lieux de rencontre, d'échanges, de mixité sociale, de lieux de lien et vous savez que le lien social et culturel est le vrai terreau du développement d'une société, c'est aussi ce qui fait qu'une société progresse et n'implose pas dans la rigidité.

Alors peut-être qu'il faudra bien la fermer, cette piscine. Peut-être qu'il faudra bien vendre Rochasson. En êtes-vous si sûre, que vous n'ayez pu ouvrir la porte du dialogue pour exposer ce que vous envisagez en relai de ce patrimoine qui sera perdu pour les habitants de Meylan. Ouvrir la porte pour laisser d'autres voix vous proposer d'autres possibles. Et ensuite décider, après avoir écouté, après en avoir tenu compte.

 

Je suis triste que le dialogue soit quelque chose de si difficile qu'on n'y arrive pas. Je suis triste parce que le temps semble passer si vite qu'on ne le prend pas, qu'on n'en profite pas pour se poser et discuter. Ça ne suffit pas de laisser la parole au micro. Il manque une réponse avec prise en compte de cette parole. Mais il n'y a pas le temps.

 

L'enfant dit : « ça ne suffit pas de dire que c'est comme ça. »

Ça suffit de dire « c'est comme ça » pour ce qui est déjà fait. Par exemple, la piscine des Buclos est faite, elle n'a pas été pensée avec l'idée de fermer les Ayguinards qui aurait pu être envisagée. Ça ne sert à rien de réinventer le passé. Peut-être en tirer des leçons.

En revanche, ça ne suffit pas de dire « c'est comme ça », pour ce qui n'est pas encore fait ou en passe d'être fait.

 

Je viens de relire votre lettre suite à votre réélection.

Vous avez reçu la confiance.

C'est précieux la confiance.

Ce n'est pas un bloc de confiance totale, un paquet pour 6 ans.

La confiance, elle est donnée, mais à celui à qui on l'offre, revient le devoir de se poser la question chaque jour. La confiance n'est pas quelque chose d'acquis, elle se reconquiert chaque jour. C'est vrai pour tout le monde. Et vous le savez.

 

Ce ne sont que quelques mots, je n'ai pas la vanité de croire qu'ils vont changer quelque chose. Tout au plus je souhaite que vous puissiez les ré-entendre.

Comme il y a quelque chose à entendre de ce qui se passe actuellement à Meylan, il y a quelque chose à entendre de ce qui se passe actuellement en France, et au delà de nos frontières que ce soit au nord, au sud, à l'ouest ou à l'est. Une civilisation ne saurait survivre sans un socle de mailles tricottées par les liens entre êtres humains,  elle ne saurait survivre qu'avec des considérations économiques, des décisions défensives, des décisions mues par le désir de prendre la maîtrise. C'est de la vanité au sens de c'est vain. On ne sait pas tout, on ne maîtrise pas tout non plus. Je me le dis tous les jours et j'ai l'impression d'avancer ainsi de façon plus juste malgré tout.

 

Vous ne pensiez peut-être pas que ces décisions provoqueraient des réactions. Puisque réactions il y a, écoutez ce qu'elles vous disent qui n'est tout au fond ni de l'ordre de l'attaque personnelle, ni de celui de ne rien vouloir changer.

 

J'en reviens à l'idée de confiance qui n'est pas qu'une idée d'ailleurs. Quand on sait le bien que ça fait de la recevoir, on sait le bien que ça peut faire de la donner.

J'espère que vous aurez suffisamment confiance dans vos citoyens pour avoir la possibilité de les écouter et de leur répondre vraiment.

 

Pour qu'un enfant grandisse il faut tout un village, dit un proverbe africain. Pour que Meylan grandisse, il faut tous les points de vue, surtout quand il s'agit de son histoire.

 

Cordialement,

 

Nathalie Borderies.


Madame le Maire,

J'habite à Meylan depuis 10 ans et j'ai appris avec tristesse (et colère), que vous aviez pris la décision "irrévocable" de fermer la piscine des Ayguinards.

J'ai repris des études récemment et bien qu'habitante de Meylan, je n'ai pas forcément les moyens d'aller à la mer l'été ! La piscine des Ayguinards est le seul endroit, offrant un espace proche d'un lieu de vacances, à ceux qui ne peuvent s'échapper loin de chez eux.

Détruire cette piscine revient à enlever à de nombreux Meylanais un gros souffle d'air et des moments de loisirs et bonheur qu'ils ne peuvent s'accorder ailleurs !

Si vous souhaitez Vraiment construire Meylan "ensemble", acceptez de réviser votre décision, et de concerter avec la population. Conserver la piscine des Ayguinards pour le bien être de tous !

Florence CHALVIN
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