Expression du PS Meylan
Budget 2014 : entre élections et divisions
Le vote du budget est l’acte le plus important au cours d’une année de mandat municipal.
Le budget présenté lors de la séance du 16 décembre a confirmé nos craintes sur la situation financière de notre commune dans la continuité des deux mandats de Mme Tardy.
Poursuite de la dégradation
La dette communale est passée de 13,5 M€ en 2001 à plus de 25 M€ à la fin 2013, malgré la vente d’importants éléments du patrimoine communal, et malgré une augmentation des taux d’imposition de 8,4 % en 2010 contraire aux engagements pris par la majorité Tardy.
Une capacité d’autofinancement ridiculement basse
Après avoir couvert les dépenses de fonctionnement (personnel, charges, annuité de la dette ...), il reste 43 000 € au budget 2014 pour l’investissement communal et la maintenance de nos équipements. Dés lors, comment croire à la soudaine diminution de la dette annoncée pour 2014 par la majorité sortante alors que cette même majorité n’est pas parvenue ne serait-ce qu’à maîtriser l’endettement jusqu’ici ?
... et un déni de réalité
Mme Tardy nie les conclusions du rapport de la Chambre Régionale des Comptes de novembre 2012 qui dénonçait pourtant «une logique spéculative» et une «sous-estimation de la réalité des coûts ».
Mme Tardy prétend que l’augmentation de 12 M€ de dette pendant ses deux mandats proviendrait «des emprunts de la municipalité Boucherle !» Non sens quand 1 seul des 26 emprunts actuels de la commune a été contracté avant 2001.
Que reste-t-il de la majorité sortante ?
Des propos très vifs, dans les propres rangs de la majorité décimée, le Dauphiné Libéré en a rapporté quelques échos, retenons pour mémoire : Mme Joannon rendant ses délégations pour «perte de confiance», Mme Rochet critiquant «l’absence de réunion des adjoints depuis juin dernier» et M. Bernard dénonçant «le silence et le malaise interne, l‘absence de direction et de volonté politique» appelant «à votre contre ce budget pour tenter de sauver ce qui peut l’être».
Finalement, le budget 2014 fut adopté de justesse à bulletins secrets : avec 17 voix des 33 conseillers. Du jamais vu à Meylan.
La stratégie de l’écran de fumée en guise de présentation de la réalité
Ce qui reste de la majorité tente de masquer la dégradation évidente des deux derniers mandats en annonçant par exemple l’ouverture de 2 classes cette année et en oubliant, fort opportunément, la fermeture de 20 classe et d’un groupe scolaire complet depuis le début du premier mandat de Mme Tardy.
Est-ce un effet de la campagne électorale ? De soudaines priorités apparaissent brusquement dans les annonces de logements sociaux : 225 annoncés entre 2014 et 2016 alors que seulement 236 ont été réalisés en 13 ans de mandat.
Ou encore, après avoir clamé le refus de la «grenoblisation de Meylan», afficher une «volonté de travail en bonne intelligence avec la Métro» alors que Mme Tardy, représentante de Meylan à la Métro, n’a participé qu’à 38 % des votes au conseil communautaire ces deux dernières années.
Vous avez dit «sincérité» ?
Alors que Mme Tardy et M. Peyrin prétendent aujourd’hui se présenter ensemble devant les Meylanais sous le sceau de la «sincérité», rappelons quelques éléments factuels :
Juin 2012 : Mme Tardy et M. Peyrin s’affrontent lors des élections législatives
Juillet 2013 : mise en examen de Mme Tardy au motif de «prise illégale d’intérêt»
M. Peyrin, président de l’UMP 38, lui demande alors «de se mettre en retrait pendant la phase d’instruction judiciaire».
17 septembre 2013 : M. Peyrin devient 1er adjoint de Mme Tardy, «pour sauver le bilan de l’UMP à Meylan» alors que la phase d’instruction judiciaire se poursuit
1er décembre 2013 : M. Peyrin annonce sa présence sur la même liste que Mme Tardy, pourtant toujours sous le coup de la mise en examen au motif de «prise illégale d’intérêts».
Vous aviez bien dit «sincérité» ?
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