Expression du PS Meylan
Marie-Christine Tardy a été mise en examen ce soir mercredi 24 juillet pour «prise illégale d’intérêts» et a été placée sous contrôle judiciaire.
Elle a été astreinte au versement d’une caution de 20 000 €.
Elle s’est vu notifier l’interdiction d’entrer en contact avec les protagonistes de l’affaire.
Son mari a quant à lui été mis en examen pour « recel de prise illégale d’intérêts » et a été placé sous contrôle judiciaire.
Il a également été astreint au versement d’une caution de 20 000 €.
Au cours d'une conférence de presse, le procureur Jean-Yves Coquillat a parlé d'une affaire "loin d'être terminée" : Mme Tardy est soupçonnée d'avoir favorisé le subventionnement public d'entreprises de construction qui devaient, en échange, faire travailler le cabinet d'architectes de son mari comme sous-traitant.
Le "système" aurait fonctionné entre 2007 et 2012 sur trois programmes immobiliers dont certains privés mais comprenant quelques logements sociaux.
Selon le procureur, les subventions engagées seraient "conséquentes", plus d'un million d'euros.
Le parquet de Grenoble avait requis également la « corruption passive », mais il n’a pas été suivi par le magistrat instructeur à ce stade.
Marie-Christine Tardy et son mari nient les faits.
L'élue affirme qu'elle ne pouvait favoriser son mari architecte car elle ne savait pas qu'il travaillait sur sa commune.
Le mari tient la même ligne de défense, affirmant qu'il n'a jamais parlé de ses projets meylanais à son épouse.
Le couple demeure présumé innocent mais si les faits se précisaient, l'élue risquerait jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 € d'amende.
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